Circonscription de Senlis

DSDEN de l’Oise
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Quels logiciels installer sur les ordinateurs de l’école ?

 Les différents types de logiciels

Un programme (ou application, ou logiciel) est généralement accompagné d’une licence, contrat juridique conférant des droits d’utilisation, d’étude, de redistribution et de modification ; par exemple : licence GNU-GPL pour un "logiciel libre" et copyright pour un logiciel "propriétaire".

[(Copier, reproduire, télécharger, partager, utiliser ou distribuer, sans autorisation, un logiciel constitue du "piratage" pur et simple et donc une infraction devant la loi.)]

Une licence commerciale est restrictive et ne permet pas la copie ou l’utilisation dans un cadre collectif. Les logiciels subordonnés à de telles licences (ou « copyright ») sont dits propriétaires.
Certains sharewares ou freewares sont sponsorisés par des offres publicitaires qui utilisent la connexion internet de l’utilisateur pour se télécharger : on les appelle des « adwares ». D’autres logiciels embarquent dans leur fichier d’installation des petits programmes supplémentaires pour étudier les usages de l’utilisateur (sites internet visités, fichiers téléchargés, logiciels installés, lecteur externe, et même captures d’écran). Ce sont des « spywares ».
Les logiciels « freeware » sont gratuits mais subordonnés à une licence non-libre. On peut donc les utiliser librement selon les normes définies par la licence, mais pas les modifier ni en redistribuer des copies.

Un logiciel dit libre est utilisable, modifiable et redistribuable à volonté, sous réserve du respect des droits d’auteurs et de la licence qui y est associée. Parmi ceux-là, le droit de paternité est généralement toujours revendiqué (mention du nom de l’auteur). Il peut être acquis gratuitement ou non. Ce type de logiciel, appelé également « opensource » évolue par des centaines de contributions personnelles et les bugs sont corrigés très rapidement.

Ici une explication ludique de ces notions : « Le logiciel libre et le fondant au chocolat ».

La licence est souvent glissée dans le boitier contenant l’exemplaire du logiciel. Lorsque le logiciel a été acquis sur Internet, la licence adopte souvent la forme d’une fenêtre qui se présente à l’utilisateur avant le processus d’installation du logiciel et qui contient un texte auquel il doit consentir en cliquant dans la case « j’accepte ». C’est dans ce fichier que sont précisées les conditions d’utilisation du logiciel. Les informations liées à la licence sont généralement accessibles, lorsqu’un logiciel est ouvert, par le menu [ ?] / À propos de...

 Le format d’un fichier

Le format d’enregistrement des fichiers ou des données produit(e)s avec un logiciel dépend également du type de licence du logiciel. Un logiciel propriétaire va générer par défaut des fichiers sous un format fermé (que seul l’éditeur du logiciel développe).

Un format ouvert est indépendant du logiciel. On parle d’interopérabilité : un fichier n’est pas lié à un programme mais peut être « lu » par plusieurs programmes de même nature. Les formats ouverts sont généralement préconisés par des organismes internationaux de normalisation.

Le format d’un fichier est indiqué par une extension apposée juste après le nom du fichier.

Bureautique Pour modifier Pour diffuser Toléré À exclure
Traitement de texte .odt, .tex .pdf .doc .docx
Tableur .ods, .csv .pdf .xls .xlsx
Diaporama .odp, .tex .pdf .ppt .pptx
Texte brut .txt, .rtf
Tableau à feuilles .svg, .odf, .iwb .pdf
Image Pour modifier {} Pour diffuser {} Toléré {} À exclure {}
Matricielle .bmp, .jpg, .png, .dng .jpg, .png .psd, .xcf, .tiff, .raw
Vectorielle .svg .svg .ai
Son Pour modifier {} Pour diffuser {} Toléré {} À exclure {}
Compression destructive .ogg .ogg .mp3 .wma, .aac
non destructive .flac .flac
Vidéo Pour modifier {} Pour diffuser {} Toléré {} À exclure {}
Conteneurs .mkv, .ogg, .webm .mkv, .ogg, .webm .avi, .mov .mp4
  • En format audio, OGG est ouvert et bien supérieur à MP3 (qui n’est pas un format ouvert),
  • FLAC est un format qui compresse les données musicales mais n’altère pas le son, c’est donc un format de compression audio sans perte de qualité,
  • En format d’image, PNG est bien mieux que JPG car il compresse sans perte de qualité mais il produit des fichiers plus lourds.
  • En bureautique, les formats ouverts ODF sont à privilégier, entre autres : ODT pour les Fichiers issus d’un traitement de texte et ODS pour les Fichiers issus d’un tableur.

 Pourquoi les écoles doivent-elles utiliser des formats et des logiciels libres ?

Dans le milieu éducatif, la normalisation des formats d’échange de fichier est une nécessité éducative et civique : les formats ouverts sont fortement conseillés pour échanger des documents avec des élèves. C’est l’occasion d’aborder avec eux la problématique des données, de leur format et de leur conservation, d’exercer plusieurs compétences liées au numérique et c’est surtout, ne pas les obliger à utiliser des logiciels propriétaires, qui pourraient représenter un coût pour les familles. Cf. La loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique (réf. NOR : ECOX0200175L)

« Le logiciel libre permet des économies car il donne aux écoles, comme aux autres utilisateurs, la liberté de copier et redistribuer les logiciels. Cet avantage est secondaire comparé aux questions éthiques importantes qui sont en jeu. [...] L’école a une mission sociale, elle doit promouvoir l’utilisation de logiciel libre tout comme elle promeut la conservation des ressources naturelles et le vote. En formant les élèves et étudiants au logiciel libre, elle aidera la société toute entière à échapper à la domination des multinationales. Enseigner l’utilisation des logiciels libres aux élèves et étudiants et prendre part à la communauté du logiciel libre est une forme concrète d’éducation à la citoyenneté. De plus, cela propose aux étudiants un modèle basé sur le service public. » (Lire l’intégralité de l’article de Richard Stallman)

 Les logiciels libres conseillés par l’État

Depuis 2012 et la circulaire Ayrault fixant les orientations pour l’usage des logiciels libres dans l’administration, le gouvernement publie chaque année une liste des programmes sur lesquels les pouvoirs publics peuvent s’appuyer. De la bureautique au développement, en passant par le multimédia, la messagerie et la navigation, la sélection effectuée par les services de l’État prétend couvrir la totalité des besoins. Elle comprend des programmes très connus du grand public, comme Firefox et VLC, mais aussi des outils bien plus pointus.

Très bien accueillie par les spécialistes du logiciel libre (comme le CNLL, l’April et différents éditeurs de solutions open-source), l’initiative du gouvernement en est déjà à sa quatrième édition. Le dernier socle interministériel de logiciels libres (SILL), a été validé à la mi-décembre 2015. Il propose en général un logiciel par fonctionnalité, avec des précisions selon les cas de figure.

La signature fin novembre 2015 par le ministère de l’éducation nationale d’un accord de partenariat avec Microsoft, portant sur un investissement de 13 millions d’euros, pour faire entrer Office365 dans les écoles, former des enseignants et contribuer à l’équipement d’élèves en tablettes ne concerne pas l’ensemble des écoles du territoire.

 Les logiciels conseillés dans la circonscription de Senlis

  • La suite bureautique

Il existe diverses propositions libres et gratuites de suites bureautiques (ensemble de logiciels de base comportant, entre autres, un traitement de texte, un tableur et un logiciel de présentation).
La suite LibreOffice présente l’avantage de pouvoir lire des textes enregistrés au format Microsoft .docx. Son code-source étant libre et ouvert, elle est paramétrable et beaucoup d’enseignants se sont penchés dessus pour en proposer des versions intéressantes pour l’école.
Complété par l’interface LibreOffice des Écoles, le traitement de texte devient interchangeable en fonction du niveau des élèves.
Certaines extensions, dont LireCouleur, sont également intéressantes à ajouter.
Les écoles souhaitant installer l’ensemble de ces outils sur les ordinateurs des écoles peuvent suivre ce mode d’emploi (cliquer sur l’image).

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  • Le navigateur

Un navigateur est un logiciel permettant de consulter des pages web.
Il existe de nombreux navigateurs web, pour toutes sortes de matériels (ordinateur, tablette, téléphones...) et pour différents systèmes d’exploitation (GNU/Linux, Windows, Mac OS, iOS et Android). Les plus utilisés à l’heure actuelle sont Chrome (développé par la société Google), Firefox (libre, développé par la fondation Mozilla), Internet Explorer (développé par Microsoft), Safari (développé par Apple) et Opera.
Tous fonctionnent plus ou moins de la même façon. Toutefois, une préférence est accordée à Mozilla, par les valeurs véhiculées.

Trois conditions sont préalables à l’accès des élèves à Internet :

  1. La mise en place d’un dispositif de contrôle logiciel actif au niveau de chaque ordinateur utilisé par les élèves. Le rectorat d’Amiens impose l’installation du proxy académique sur tous les ordinateurs des écoles.
  2. L’appropriation d’une charte d’usage de l’Internet par les acteurs (enfants et adultes), accompagnée d’une information aux familles.
  3. Un apprentissage spécifique permettant de développer les compétences nécessaires à la navigation sur Internet.
  • Le moteur de recherche

Un moteur de recherche est un outil accessible depuis le navigateur, matérialisé par une barre de recherche dans laquelle l’internaute tape des mots-clés pour accéder à des informations. Il existe différents moteurs de recherche mais c’est Google qui est majoritairement utilisé. Cependant, son utilisation n’est pas recommandée avec les élèves car la protection internet du rectorat ne filtre pas la page de résultats des recherches effectuées par Goole-Images.
Le français Qwant, choisi par le ministère de l’éducation nationale, développe un moteur de recherche pour enfants, sécurisé et adapté au système scolaire. Sans publicité et sans accès aux sites pornographiques et de e-commerce, Qwant Junior tente de s’imposer dans ce créneau laissé vacant par Google.
Télécharger ici le mode d’emploi :

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  • Des logiciels pour la classe

Le Bureau Numérique des Écoles (BNE) est un ensemble de 250 logiciels et ressources dont les accès sont réunis sous forme de boutons dans une fenêtre s’ouvrant au démarrage de l’ordinateur. La fenêtre présente 4 colonnes de boutons : la première pointe vers des logiciels ou des sites internet destinés aux plus jeunes et la deuxième aux plus âgés.
Un avantage non négligeable, son installation sur tous les postes de l’école permet non seulement de retrouver un bureau numérique identique sur tous les appareils mais aussi de configurer un dossier partagé pour que les élèves sauvegardent leurs données au même endroit, quelque soit le poste utilisé.
Plus d’informations sur le site de l’association nationale des formateurs TICE : consulter le descriptif, lire les conseils utiles avant installation et télécharger l’exécutable.

Mise à jour : 25 juin 2016